galerie_membre_automne_feuille_d_automne    A partir de la D3, j'ai compris le terme de "dépression saisonnière".
Je n'avais jamais connu de changement d'humeur auparavant, et mon premier contact avec cette fameuse déprime du mois de novembre m'a bien refroidie.
Fatiguée, tout le temps.
Pas le moral, tout le temps.
Envie de rien, tout le temps. A part rester sous ma couette et dormir.
Me forcer à bosser, à aller en stage, en conf... à reculons, tout le temps.

    En D4, ma déprime d'automne a atteint des sommets.
Des larmes, des envies de rien sauf de rester cloîtrée chez moi bien au chaud.
Malheureusement, mon concours continuait de se profiler tranquillement au mois de juin, et je ne devais pas faiblir. Je ne pouvais pas me replier sur moi-même et arrêter de bosser.
Cette période a été inhumaine.

   Heureusement, cette année, je ne l'ai pas rencontrée, cette chère déprime. Je l'ai laissée dans son coin, pour d'autres personnes un peu fragiles en cette période pas toujours très gaie.
J'ai abandonné l'externat, et surtout, surtout, cette préparation d'un concours - injuste, forcément - qui vient vous titiller dans vos plus profondes valeurs et convictions sur la vie, un concours qui vous amène à vous poser des questions existentielles... un concours qui vous déprime pendant au moins une année, tout simplement.

    Je suis en T1 (troisième cycle des études médicales, première année), et je n'ai pas vu mon mois de novembre passer. Je suis déjà installée dans mon stage depuis 4 semaines, et j'ai oublié toutes ces fameuses questions qu'on ressasse inlassablement dans sa petite tête quand on passe son temps le nez dans les bouquins.
Enfin du concret !
Enfin de la pratique !
Enfin des vrais patients, qui ont des vrais symptômes avec une vraie maladie, et qui nous posent de vrais problèmes !

   Comme je ne regrette pas cette partie atroce de l'externat, qu'est la préparation de l'ECN...
C'est bien derrière moi, et ça fait du bien d'avancer.